Le verre est posé, avec d’autres. A moitié vide, à moitié plein, prends moi la main. Mes yeux sont lourds et je me sens doucement partir. Où? Loin. Fais gaffe c’est dangereux de partir comme tu le fais. Je sais, mais c’est bon, tellement bon. Tu es double maintenant, moi aussi. Mes pensées également, à moitié vides, à moitié pleines. Ne ris pas. Un autre verre, celui de trop, celui qui me montre le chemin à ne pas suivre. Je ne dois pas me suivre.

Texte de Gaël Turpo.
Photo : Belleville, mars 2009.