Entractes
Premier contact.
Ce son qui monte doucement, qui remonte les dorsales, qui chatouille la nuque, clameur, chaleur.
Ici.
Lecture à reculons, à rebours, à tâtons.
Ecouter en boucle la même chanson, pour s’isoler du bruit extérieur/silence intérieur.
Trois heures passées sur ce passé, déjà parcouru, par morceaux, devenant soudain plus cohérent.
Complètement déraisonnable, n’est-ce pas ?
Là-bas.
J’aimerais qu’il m’appelle en pleine nuit. Ivre, il me dirait des choses improbables, tout en vibrations.
J’aimerais un geste qui ne soit pas une simple réponse à mon geste.
Je sais qu’il sait.
Ailleurs.
Un hôtel aux fenêtres ouvertes, de petites chambres sombres, des rues grises, un ciel gris,
mais des sourires partout, chez eux, chez moi. Toutes ces couleurs.
Et lui qui s’absente des heures…
Encore.
La première fois que je t’ai écouté, j’aurai voulu me trouver saoule à danser de tout mon corps et toute mon âme.
J’ai envie de me perdre, comme on m’en a toujours empêché, comme je m’en suis, ensuite, toujours empêchée.
Je fus trop tôt trop sage. Apprends-moi.
Folie.
Comme une crise, tout un corps en furie, tout un esprit en feu.
Puis les basses, ondulent chaque nerf, chaque médian, fusion, totale.
Deuxième contact.
Et sourire devant ces zébrures lumineuses.
photo (c) Goon
P.S. : nous inaugurons ici un cycle de collaborations que nous espérons fructueuses.