Le passé refait surface.
J’ai senti sa main m’agripper le corps.
Pas maintenant!
Ses ongles s’enfoncent dans ma peau
et là, je disparais presque avec lui.
Me battre contre cet adversaire qui se défend avec aisance.
Me réveiller! Maintenant! Maintenant!
Frapper, cogner, et ses doigts qui me serrent encore.
Je ne dors pas.
Le souffle coupé, je sais maintenant que
je n’ai plus peur des fantômes.
Je les regarde en face.
Ils ne font que danser sous mes yeux en riant.
De fidèles vipères
qui rampent à mes côtés,
comme pour me rappeler qu’une cicatrice
n’est qu’une cicatrice.

Texte de Gaël Turpo.