Et comment imaginer que la vie continue? Rien ne sera plus pareil,ce n’est pas vrai. Car la fêlure est là et rien ne pourra plus avoir autant de saveur. Car la blessure est là et rien ni personne ne pourra la soigner. Les choses légères sont devenues graves et cette carapace qui me protège m’empêche de savourer. Me protéger, car l’essentiel est brisé. Car le plus beau n’est plus. Juste des images d’avant, de nous, qui ne comptent que pour moi et ses images d’aujourd’hui qui me blessent encore et encore et encore…

Texte de Gaël Turpo.
Photo : Le Cent Quatre, 30 décembre 2007.