La musique, je n’ai que ça. En tout cas, jusque-là, ma basse c’était toute ma vie. Mes amis l’appelle “ma femme”. Mes amis ? Les connaissances, les membres du groupe, les membres de la famille.
Mes vraies amis sont mes chansons. Jusqu’à cette nuit.
Partager une nuit avec cette femme, connecter à la fois le corps et l’esprit, se raconter nos douleurs et se goûter, du bout des lèvres, l’âme, m’ouvre la porte d’un autre monde. Il n’y avait que ma basse, et maintenant il y a elle, aussi, à tel point que si je regarde le ciel, je la vois maintenant, du coin de l’oeil, une silhouette qui m’attire et des boucles fascinantes.
Je regarde le ciel, ma “femme” dans les bras, et elle dans les yeux. Je n’ose pas regarder, j’ai peur qu’elle disparaisse.

Texte par Aurélien.
Photo par Julien.