Lolita #6
Il n’en fallait pas plus.
Sa petite cuisse chaude appuyée contre la mienne, ses gestes nerveux faisant frôler nos épaules et sa mèche qui balayait sa joue tendre.
Puis elle s’est laissé glisser dans une semi torpeur, pendant que le train nous ballotaient de stations en stations.
Venue d’on ne sait où avec une seule valise pour tout bagage, elle somnolait là, tout près de moi, si près de moi…

Texte : dans le métro, 13 juin 2008.
Photo : “constelacion” par Rodrigo Huerta