L’ombre des ombres
Tu étais toujours là, où que nous soyons.
Tu ne bougeais que si nous marchions.
Tu ne parlais pas, tu ne regardais pas,
tu ne souriais pas, tu ne pensais pas.
Et pourtant. J’étais vivante.
Je menais mille combats et mourrais cent fois.
J’échaufaudais tous les plans, tous les risques,
Je scrutais les détails, connaissant chaque faille.
Tu ne servais à rien mais nous avions pitié.
Et je vous en étais reconnaissante.
Puis un jour, tu as disparue.
Oui, car le soleil est apparu.
