Remuer la poussière
Perdue chez moi.
Non pas que je ne sache pas où je suis, je sais très bien pour quoi je suis là.
Partie pleine d’entrain, me voilà attardée sur un jour fatidique, celui qui aurait pu être notre première rencontre, en très mauvais termes.
Alors je me repasse les images, comme un film de la première partie de la soirée, et me souviens :
Oui, je t’avais remarqué, dans ton coin. Juste à coté de lui, lui et lui.
Observer, sans carnet.
J’avais des yeux tout neufs, des cernes à faire peur aux bestioles, et pas d’amis, sauf ceux qui ont eu pitié.
Tiens, ce fut d’ailleurs la première rencontre avec un autre, qui m’a donné matière à, une fois, très ambigüe et violent, le pauvre, tout le contraire, en fait.
Et donc, pour revenir aux mouches, j’ai appris qui tu étais, toi, affreux, incompréhension, mais maintenant je sais, je te l’ai dis.
Evidemment, un détour par chez toi était inévitable, et m’y perdre, au delà du raisonnable.
Quand cela va t’il donc cesser ?
