Toujours plus bas, toujours plus haut

Se raccrocher à n’importe quelle poudre pour ne plus ouvrir les yeux,
Se laisser porter sur l’onde bleu, rose ou rouge,
Griffonner et gratouiller là où ça fait le mieux mal
Serrer les pieds, taper du poing,
Sentir que ça vient et puis… non
Tu t’es vraiment éteinte.

Faire le gros dos, fermer la grotte.
Tu abandonnes, tu n’as plus le choix,
Quelqu’un se relèvera bien pour toi.
Tu sais trop bien comment ça va tourner,
putains de cycles, vers le bas puis vers le haut,
Toujours plus bas, toujours plus haut,
avant la prochaine claque.

Tu as eu raison. Il est là.
Quelqu’un pour te porter sur ces épaules,
quelqu’un pour t’ouvrir une porte ou deux.
Tous ces hasards et coïncidences qui mènent sur ce Grand Chemin.

Bientôt tu entreras à l’Ecole, et tu rajouteras une ligne.
Qui croire ? C’est comme prévu, et même mieux.
Mais l’édifice n’est pas tout jeune, il montre ses failures.
Ces rêves… tous ces rêves !
Au bout des doigts aujourd’hui, hors de portée demain.
En pleine face dans un an.


Emergency exit

Texte : Paris, 28 novembre 2007.
Photo : Senlis, 11 décembre 2007.

  • December 24th, 2007